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  • LE PARCOURS DU DAKAR 2018 SERA PRESENTE LE 22 MARS...SOYEZ ATTENTIFS AUX NOUVEAUTES!!

RÉSUMÉ

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Classement général

Résumé de l'étape

Peterhansel, tout en haut !
Autos : « Peter », force 13 !

Il est un peu comme l'alchimiste du rallye raid, capable de trouver le dosage idéal des qualités nécessaires pour couler le métal dont on forge les victoires sur le Dakar. On a beau connaître sa formule et tous ses ingrédients (vitesse sans précipitation, régularité, science de la navigation…), Stéphane Peterhansel poursuit son chemin victorieux et ajoute cette année un 13ème titre à sa collection, le 7ème avec trois blasons différents dans sa carrière de pilote auto. Il était délicat de désigner un leader dans la Dream Team Peugeot au départ d'Asunción, mais la sortie de piste spectaculaire de Carlos Sainz a été le premier acte de la bataille des lions, achevée sur un duel de haut vol entre « Monsieur Dakar » et « Monsieur Rallye ». A l'occasion de sa deuxième participation, Sébastien Loeb a su minimiser le nombre et la portée de ses erreurs pour tenir tête à « Peter » dans un combat royal, symbolisé par un dénouement tragique pour l'Alsacien, dans son jardin de Cordoba, où il a empilé les succès dans sa première carrière. Avec le titre en vue au bout de l'avant-dernière spéciale, Loeb crevait en percutant une pierre, « une comme on en a cogné mille », rage-t-il gentiment. Les minutes perdues sur le changement de roue, avec celles qu'il aurait pu engranger en filant sur les pistes qui lui convenaient à merveille, sont à peu près celles qui lui manquent pour inscrire son nom au palmarès. « Il va falloir persévérer », promet et admet le virtuose.

La troisième place de Cyril Despres pour sa troisième tentative en auto confirme à la fois sa progression et sa maturité dans sa nouvelle carrière et la supériorité des Peugeot 3008, qui signent un triplé comparable à ceux réalisés par Mini, Volkswagen ou Mitsubishi, pour s'en tenir au XXIe siècle. La concurrence n'a pas manqué de détermination et la lutte semblait même réellement engagée par Nasser Al Attiyah jusqu'à son abandon dans la troisième étape. Egalement embarqué dans une Toyota, « Nani » Roma campait encore à mi-course le rôle de sérieux contradicteur des Peugeot avec seulement 5 minutes de retard sur « Peter ». Le Catalan a pourtant plié et perdu dans cette course par élimination qu'il termine au pied du podium, juste devant son coéquipier Giniel De Villiers. Les Mini d'Orlando Terranova et de Jakub Przygonsky, respectivement 6ème et 7ème à près de deux heures et plus de quatre heures, accusent le coup tout en prenant date. Pour renouer avec la victoire, le team X-Raid, tout comme Toyota, ne devra pas se contenter de patienter, mais aussi mener la bataille du développement et de l'innovation avec Peugeot.  

Motos : le nouveau Sunderland est arrivé

Trahi par la mécanique et par son coup de guidon fougueux lors de ses deux premières participations en 2012 et 2014, victime d'une chute peu avant le départ 2015, Sam Sunderland s'est cette année refusé jusqu'à la dernière étape à évoquer ce succès qui s'est pourtant assez tôt dessiné. Bien que n'ayant encore jamais terminé le rallye, le natif du Dorset est bel et bien devenu le premier vainqueur britannique du Dakar. Quatrième à Resistancia, troisième à San Miguel de Tucuman, deuxième à San Salvador de Jujuy, Sunderland s'est emparé des commandes du classement général en Bolivie, à l'arrivée d'une cinquième étape conduisant les concurrents à Oruro. Brillant sur les pistes de l'Altiplano, le pilote KTM a affiché une inhabituelle constance, que ses adversaires les plus prestigieux n'ont pas su garder.

C'est d'abord Toby Price, le vainqueur de l'édition 2016, qui s'est fracturé une jambe entre San Salvador et Tupiza. Et c'est durant cette même étape que l'ensemble des pilotes de l'équipe officielle Honda se sont vus imposer une pénalité d'une heure pour avoir refait le plein de carburant durant la courte neutralisation de la spéciale à la frontière argentino-bolivienne. De là, Sunderland a su gérer son avantage en évitant les erreurs de navigation et les pièges de la piste. La menace la plus persistante s'est ensuite évaporée avec l'abandon de Pablo Quintanilla, victime d'une légère commotion cérébrale du côté de San Juan. C'est alors son coéquipier Matthias Walkner, lui aussi « finisher » du Dakar pour la première fois en trois participations, qui s'est adjugé la deuxième place du podium. La troisième marche s'est quant à elle jouée le dernier jour entre Gérard Farres et Adrien Van Beveren. C'est l'Espagnol, pour le compte de « La Roja » d'Himoinsa, qui assure un triplé aux motos KTM… pour seulement quarante-huit petites secondes.

Quads : la confirmation Karyakin

Les prétendants à la victoire finale étaient nombreux parmi  les 37 concurrents  au départ d'Asunción. C'est sans doute ce qui a valu une première partie de course débridée. Tour à tour le Brésilien Marcelo Medeiros, l'Argentin Pablo Copetti, le Chilien Ignacio Casale, le Russe Sergey Karyakin et le rookie français Simon Vitse, ont occupé la tête du classement. Dans le même temps, les quadeurs de référence comme Machacek ou Nosiglia devaient abandonner tandis que Rafal Sonik perdait peu à peu de vue les avant-postes. La voie était libre pour l'ambitieux Karyakin, 4e l'an dernier, qui prenait le pouvoir à l'occasion de la 7e étape et le conservait jusqu'au bout, repoussant la double menace du surprenant Axel Dutrie et de l'ancien vainqueur Ignacio Casale. Le Dakar s'est dénoué lors du trajet Chilecito - San Juan, alors que les trois hommes se tenaient en 10'. C'est là que l'autorité de Karyakin s'est imposée à ses rivaux.

Camions : Kamaz, le retour

Gerard de Rooy, sur son Iveco long nose, n'a pas réédité son exploit de l'an dernier. Si le pilote hollandais remporte 2 étapes et peut se targuer d'avoir mené le général durant 2 jours à mi-course, il n'y a là la preuve que de son acharnement à ne pas subir. Les Kamaz ont dominé la course, remportant 5 étapes et plaçant au minimum un camion dans le top 3 de chaque étape à l'exception du galop initial de 39 kilomètres couru au Paraguay…Dominateurs sur les étapes ils ont pointé en tout six fois en tête du général par Sotnikov d'abord puis par Nikolaev ensuite qui conclut la razzia russe par un nouveau succès final. De Rooy se contente d'une 3e place honorifique à 41'19'' d'Eduard Nikolaev qui réédite donc son exploit de 2013 et fait oublier sa 7e place 2016. La 2e place de Dmitry Sotnikov, pour son 4e Dakar, prouve aussi l'étendue des ressources humaines de la marque tatare.

Réactions

307 - CYRIL DESPRES : « Il n'y a pas n'importe qui devant »
« Si j'ai cette troisième place, c'est avant tout parce que j'ai un bel outil de travail. Je suis très content, parce qu'il n'y pas n'importe qui devant : Peterhansel, Loeb, je n'ai pas à rougir. Il faut que j'aille plus vite, et sur tous les types de terrain. C'est déjà pas mal de savoir vers où il faut progresser, mais je ne suis pas spécialement pressé, ce n'est pas dans ma nature. D'année en année ça se rapproche. Mais il est sûr que pour grimper sur les deux prochaines marches, ça va être très compliqué. C'est long de travailler 365 jours pour se préparer. Il faut réussir à garder la motivation et on ne peut pas le faire tout seul, c'est avec l'équipe. »
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Dakar Mag

Franco Caimi, motard analytique

Quand tous les concurrent,s ou presque, commencent à relâcher la pression à l'issue de la dernière spéciale de Rio Cuarto, Franco Caimi, lui, reste, concentré sur son Dakar. Sans doute repasse-t-il ce qui ressemble, de loin, à une surprise mais qui à l'écouter procède d'une certaine normalité. « Pour chaque étape je me fixais comme objectif de joindre le bivouac. C'est toujours tellement de kilomètres que l'on sait que tout peut arriver. » Ce qui frappe chez Caimi, 8e d'un Dakar, qui est revenu de l'avis de tous aux bases de l'épreuve, c'est la sérénité et le potentiel : « Je ne veins pas du rallye-raid. Je n'ai commencé à me préparer pour le Dakar que depuis quelques mois. C'est une discipline nouvelle pour moi. » Impressionné par l'ampleur de l'événement, il dit avoir puisé de l'énergie dans le public : « Les gens dans chaque pays traversé transmettait de l'énergie. Cela me donnait de la force. » Une ombre dans ce tableau : la pénalité de une heure reçue par tous les pilotes Honda pour une interprétation erronée du règlement. « Sans ça, je serai 4e aujourd'hui… » . Il remercie bien sûr son entourage, l'équipe. Et comme si le relâchement n'existait pas pour lui, ni la satisfaction du travail bien fait, il ajoute : « Maintenant je vais pouvoir tranquillement analyser la course. » Le dossard 67 du Dakar 2017 n'a pas fini de faire parler de lui.

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